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Date Titre de la publication Auteur Clics
25-10-2011 Du droit de vote des étrangers ou l’art d’enfumer le blaireau Claire AYMES 548
 
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  • Elections Européennes 2014  ( 1 items )
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    CAVAD
    (Collectif  Actions  pour les Victimes Anonymes du Dakar)
    c/o  Claire Aymes EEPaca
    60, rue de la République 13002 Marseille
    Web  :  
    www.Stop-RallyeDakar.com
    Courriel :  contact@stop-rallyedakar.com

    Aux candidat(e)s à la présidentielle 2007 

    Marseille, le 12 juillet 2006

    Mesdames, Messieurs,

    Vous aspirez à gouverner la France en 2007 et c’est à ce titre que nous vous interpellons.

    Hier, les autorités françaises ont envoyé un signal ferme et dissuasif au Cannonball Run, rallye britannique.
    Dans le même temps, le rallye Dakar fait sa tournée de promotion pour une édition 2007. Il en résulte que la France interdit et sanctionne juridiquement sur le territoire français les mêmes actes délictueux qu’elle tolère du rallye Dakar sur le sol africain.

    En effet, la course rallye internationale précédemment appelé Paris – Dakar qui consistait à l’origine à promouvoir la performance de la navigation, l’endurance mécanique et des hommes a peu à peu dérivé en safari humain, à des années-lumière de l’idée des valeurs sportives et humanitaires portée par Thierry Sabine. Encore en Janvier dernier nous avons  déploré la mort de 2 enfants Boubacar Diallo (10ans) en Guinée et Mohamed Ndaw (12 ans) au Sénégal  qui viennent s’ajouter à la liste déjà longue des victimes de ce rallye. Près de 50 morts à ce jour dont de nombreux enfants.


    Au fil des années l’esprit de dépassement de soi et d’aventure s’en est allé laissant la place à la surenchère financière et économique d’un classement d’hommes et de marques.
    Si les premiers accidents pouvaient être rangés sur le compte de l’inexpérience des organisateurs, les victimes qui se comptent par dizaines par la suite nous amènent à jeter un regard circonspect, voire désapprobateur sur les conditions et dispositifs de sécurité  mis en place par la société organisatrice, la société ASO. On ne peut dans le même  temps déployer en France des efforts sans précédents pour lutter contre la violence routière et de l’autre côté, la médiatiser et la rendre acceptable dans les pays en voie de développement.
    Chaque année, malgré les manifestations et les protestations, nous sommes scandalisés de voir que des vies innocentes sont ravies à leurs familles, sans aucune conséquence pour les organisateurs, lorsque l’on sait que chaque concurrent de ce rallye satisfait à toutes ses obligations y compris la souscription de contrats d’assurances comme il est exigé dans le règlement ( assistance, dommages aux tiers, rapatriement ).
    Vous n’êtes pas sans ignorer que les populations des pays traversés vivent avec moins d’un euro par jour, et en plus de cette fatalité, la mort vient les frapper au détour d’un chemin par le biais d’une course dont la seule satisfaction est une performance sportive qui leur est totalement étrangère et inaccessible.
    A l’évidence, le rallye Dakar dérive et reste incapable de retrouver les valeurs sportives et humanitaires qui étaient les siennes à l’origine.
    Fort de ce constat, le Collectif Actions pour les Victimes du Dakar signataire attire votre attention sur la nécessité d’intervenir et de se positionner fermement pour imposer:
    §          La réparation, par la société ASO, des préjudices causés aux populations victimes;
    §          les concurrents et l’organisateur de cette compétition doivent assumer leurs responsabilités, en dédommageant ou indemnisant les victimes pour les préjudices subis. Ce qui est n’est finalement que la traduction de la couverture des risques encourus dans de pareilles situations.
    §          L’arrêt définitif et l’interdiction pure et simple de cette manifestation en raison des dommages induits aussi bien sur l’environnement des régions que sur l’espérance de vie des populations concernées
    §          L’interdiction de la subvention publique pour cette épreuve si elle perdure : les contribuables français ne sauraient en aucun cas financer les crimes et les délits d’une société privée.


    Au nom du respect des Droits de l’Homme et de la Convention des Droits de l'Enfant
    Au nom du respect du Code de l'Environnement et des directives européennes
    Et l’organisation de cette manifestation étant française,
    Au nom d’une certaine idée de la France et de son rayonnement international
    Au nom de l’Humanité et de la Décence,
    Pour que cesse le désordre sociétal que provoque cette entreprise de la honte et pour que triomphe la dignité, le droit et le respect de la vie humaine.

    Nous restons dans l’attente de votre prise de position claire et officielle sur ce fait de notre société. Votre réponse sera affichée sur le site.
    Peut-être avez-vous déjà signé notre pétition au : http://www.gopetition.com/online/7725.html,
    Sinon l’ajout de votre signature nous honorerait.
    Veuillez acceptez, Mesdames, Messieurs,  l’expression de notre respectueuse considération.


    Pour le Collectif pour les Victimes Anonymes du Dakar
    Claire Aymes
    http://stop-rallyedakar.com

    Alliance Noire Citoyenne, Association des Femmes d’Outre-Mer et d’Horizons Multiples, Amicale Français d’Origine Africaine, Association BERACA, Association Le CLAN, Tam-Tam Dak’Out, Comité Non au Dakar, CUBARTE, Les Damnés de la Terre, EEPaca, Euro-Minorités, Génération Ecologie, Monde des Cultures Dambé, Mouvement pour une Nouvelle Humanité, Mouvement Y’en a marre du Dakar, Regroupement Travailleurs Sénégalais en France, Réseau Action Conso, Les Ogres,  Planète Non Violence, ECOFORUM, QUIBLA, AFRIKARA, AFRICULTURES,


    Elles, Ils ont répondu et soutiennent:


  • La région Provence-Alpes-Côte d'Azur  ( 12 items )
  • Racisme et descriminations  ( 15 items )
A la une
GUERRE ENTRE L’EUROPE ET LES USA POUR LE REACTEUR ITER.


Un bras de fer coûteux … pour rien ?

L’opinion publique connaît le projet ITER (International Thermonuclear Experimental Reactor) au travers de l’affrontement entre la France (relayée par l’Europe), et les Etats-Unis d’Amérique, sur le choix du site où sera implanté ce pilote réclamé par les physiciens nucléaires européens, russes et chinois, américains, coréens et japonais. L’Europe propose Cadarache, en Provence, tandis que les américains soutiennent la candidature de Rokkasho-Mura, au Japon. L’appel à l’orgueil national est une vieille ficelle, une fois de plus utilisée pour empêcher l’examen rationnel des avantages et inconvénients d’une expérience à 5 milliards d’euros, dont près de la moitié devra être financée par le « gagnant ».

L’opportunité de se lancer dans cette expérience pharaonique n’a jamais été débattue. On a par contre rappelé que les deux sites en compétition se trouvent à proximité de failles sismiques actives. Cependant, les dangers nucléaires seront relativement faibles puisque les quantités de combustible utilisées (du tritium, isotope radioactif de l’hydrogène) seront limitées.

A quoi servira ITER ? Quand la recherche publique s’enfonce dans la plus grave crise de son existence, et que des études touchant directement à la demande sociétale ne sont plus financées (pour la sécurité sanitaire notamment), des dépenses aussi considérables devraient être justifiées. Or le projet ITER relève de la recherche fondamentale, mais ses promoteurs mettent en avant la perspective de domestication de la fusion nucléaire pour fournir à l’humanité une source d’énergie inépuisable. C’est un formidable appât pour les décideurs et l’opinion, qui prennent conscience du prochain épuisement des sources d’énergie exploitées jusqu’à présent.

Il n’est pas sur que nous puissions jamais mettre en boite l’énergie qui fait briller le soleil. Pour y parvenir, il faudrait réussir à produire un plasma assez dense, à le chauffer à 100 millions de degrés au moins, pendant un temps suffisamment long. Aucun « chaudron » existant ou en projet (ITER y compris) ne satisfait, même de loin, à ces trois conditions. C’est pourquoi, comme l’a rappelé Robert Dautray, ancien haut-commissaire à l’énergie atomique, « la fusion ne peut pas encore être comptée avec certitude parmi les sources industrielles d’énergie ». Le mythe de la fusion a remplacé le mythe de la surgénération : rappelons que les promesses non tenues du réacteur à neutrons rapides Superphénix ont coûté une cinquantaine de milliards de francs …

La fusion nucléaire contrôlée serait de surcroît pour l’humanité un cadeau empoisonné. Disposer d’une ressource d’énergie inépuisable et bon marché ne pourrait qu’encourager le gaspillage effréné des matières premières et des autres ressources, et donc aggraver la crise écologique planétaire. Notre situation exige un changement d’organisation économique déconnectant développement et consommation énergétique, et non une fuite en avant techno-scientiste.

La recherche doit servir en priorité à aider l’humanité à habiter durablement sa planète. Les crédits étant une ressource rare, doivent être affectés en priorité à cet objectif vital. ITER, qui n’est qu’une étape sur un chemin finissant en impasse (que la fusion contrôlée soit un jour atteinte ou non) ne répond pas à cette exigence. C’est pourquoi les écologistes indépendants ne s’associent pas au chauvinisme en vogue sur ce sujet, et seraient heureux que le site de Cadarache ne soit finalement pas retenu !

Michel LAVAL
Vice-président national à l’Environnement.

Claire Aymes
Présidente MEI 13
Vice-présidente nationale aux questions sociales

 


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