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Suppression du Paris-Dakar Convertir en PDF Version imprimable Suggérer par mail
Écrit par Claire AYMES   
02-01-2003
Appel pour la suppression du "Paris-Dakar"


Depuis 1979, le Rallye-Dakar défie la conscience démocratique. Une caravane agressive d’engins rutilants traverse pendant plusieurs jours les pays les plus démunis d’Afrique. Non seulement la faune et la flore autochtones sont dévastées, piétinées et détruites, mais les populations locales ne sont pas plus respectées.
Plusieurs victimes, morts et blessés ont déjà été sacrifiés à ce luxe néo-colonialiste indécent qui étale aux yeux de populations du Sud, affamées par les guerres et les maladies, le luxe technologique des multinationales du Nord dominateur.
Cet étalage de richesse dans des pays où les populations ont juste de quoi survivre n’est pas admissible et doit être condamné au nom du respect des droits élémentaires de la personne humaine. Ce n’est pas parce que les régimes, autoritaires pour la plupart, de ces Etats cautionnent par leur silence ou leur active complicité ces escapades de nostalgiques de la coloniale que nous devons nous taire sur ce scandale.

Pouvons-nous accepter cette libre circulation « à tombeau ouvert » quand des milliers de jeunes africains sont condamnés en Europe à la pire clandestinité, à l’expulsion par charters entiers ou encore à la noyade dans le détroit de Gibraltar ?
Pouvons-nous accepter le gaspillage de centaines de milliers de litres d’essence, brûlés en pure perte pour la seule gloire de quelques constructeurs et sponsors rapaces dans des régions où survivre est chaque jour un exploit ?
Le Rallye-Dakar sert à entretenir les fantasmes de puissance, de vitesse et de domination liés à la « bagnole ». Ils sont sources de violence routière mais aussi de juteux profits pour les lobbies automobiles.
Pouvons-nous admettre que l’Afrique qui s’enfonce chaque jour un peu plus dans la pauvreté, la maladie ou la guerre soit le terrain de jeu de quelques « défoncés de la vitesse » en mal d’aventure ?

Depuis 1979, ce rallye a fait plus de 30 morts. Combien en faudra t-il encore pour déclarer hors la loi cette compétition sportive que les populations et gouvernements d’Europe refuseraient -avec raison- dans leur pays ? Nous ne pouvons pas admettre en Afrique ce que nous ne saurions tolérer chez nous. Aussi les soussignés, condamnent-ils le Rallye-Dakar comme un immense et inutile gaspillage d’argent et d’énergie, comme une provocation néo-colonialiste au moment où les pays du Sud refusent les diktats des USA et de l’Union Européenne en matière de commerce. Ils exigent que le gouvernement français et les pouvoirs publics refusent toute aide directe ou indirecte à cette honteuse entreprise. Ils demandent aux gouvernements des pays traversés de refuser leur concours à ce rallye et appellent toutes les organisations démocratiques et humanitaires à constituer enfin un front commun pour dénoncer publiquement et par tous les moyens appropriés ce rallye qui s’apparente à une croisade de négriers.

Cet appel a été rédigé par "Collectif pour la suppression du Rallye-Dakar", LDH centre Blaise Pascal rue maréchal Joffre 63000 Clermont
Le Mouvement Critique du Sport ( Cet e-mail est protégé contre les robots collecteurs de mails, votre navigateur doit accepter le Javascript pour le voir ) soutient évidemment cet appel et accueille toutes les réactions à son adresse e-mail

Dernière mise à jour : ( 22-02-2006 )
 
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Pourquoi  dire NON au Plutonium américain ?

1- Areva prétend agir "pour la Paix" en reconditionnant du plutonium américain issu des bombes atomiques.
Réponse : C'est exactement comme le pyromane qu'il faudrait féliciter parce qu'il s'est joint aux pompiers : en effet, Areva est détenue à 70% par le Commissariat à l'énergie atomique (CEA), l'organisme qui a fourni aux militaires.... le plutonium nécessaire aux bombes atomiques. Par ailleurs, Areva fournit en permanence du combustible nucléaire aux centrales EDF d'où il ressort, parmi les déchets nucléaires, du plutonium !

2- Areva prétend que la meilleure solution pour le plutonium militaire est d'en faire du combustible pour l' "incinérer" dans les centrales nucléaires.
Réponse : une fois utilisé dans les centrales, le combustible "Mox" (de l'uranium auquel est ajouté un peu de plutonium) se présente sous la forme de déchets nucléaires qui vont durer des milliers d'années, contenant en particulier de l'uranium, de l'americium, et du... plutonium. Le problème reste donc entier.

3- Que faire du plutonium puisque rien ne peut le faire disparaître ?
Réponse : la moins mauvaise solution est certainement de mélanger le plutonium à d'autre déchets nucléaires (ainsi le plutonium devient inutilisable à des fins militaires), mais surtout pas d'en faire du mox et de le transporter (comme le propose AREVA), ce qui est très dangereux et beaucoup plus coûteux.
Il n'existe hélas pas de solution parfaite. Le plutonium n'existe pas dans la nature, ce sont les entreprises du nucléaire qui le fabriquent. La première chose à faire est d'arrêter cette industrie folle et irresponsable pour arrêter de produire des déchets nucléaires.

4- Areva prétend importer le plutonium américain en toute sécurité.
Réponse : les incroyables effectifs militaires déployés signifient bien que le danger est immense. Pourtant, ces mesures sont inopérantes : il y souvent des attaques au lance-roquettes sur les fourgons bancaires, la même chose peut hélas être faite sur les camions de plutonium. Or, il est impossible de protéger un parcours de 1300 km. Par ailleurs, un accident (en particulier dans un tunnel ou sur un viaduc) pourrait aussi avoir de lourdes conséquences. Aux USA, il faut 3 camions pour transporter 140 kg de plutonium, mais les autorités françaises permettent le transport de cette cargaison sur un seul camion.
Rappel : un millionième de gramme de plutonium suffit à tuer une personne.

5- Areva prétend que le traitement à Cadarache du plutonium se fera en toute sécurité.
Réponse : Areva a décidé de traiter ce plutonium dans une installation nucléaire officiellement fermée car inadaptée au risque sismique. En effet, après huit longues années de demandes infructueuses, l'ASN (Autorité de sûreté nucléaire française, qui n'a donc d'autorité que dans le nom) a obtenu la fermeture "définitive" de l'Atelier de plutonium de Cadarache lors de l'été 2003. Aujourd'hui Areva joue sur les mots et l'ASN se tait : cette fermeture ne concernerait que les production commerciales. Serait-il moins grave de mourir d'un accident nucléaire "non-commercial" ? De toute façon, c'est bien un contrat commercial qui lie la multinationale nucléaire et l'armée américaine.
Areva n'agit pas pour la Paix mais pour des raisons financières.

Michel Laval Vice –président MEI chargé de l’Environnement
Claire Aymes Pdte MEI 13
Le Mouvement Ecologiste Indépendant est membre du Réseau Sortir du Nucléaire 
Réseau Sortir du Nucléaire

 


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